Pour qui la pelle?

 

Samedi 6 mai, 15h… En petit comité au Parc Sainte Marie, le collectif est là pour la « Nature en Fête ».

Cette célébration nous semble une bonne occasion de montrer publiquement l’hypocrisie de la Mairie, qui a la bouche pleine de mots comme « biodiversité », « importance des espaces verts », qui offre des « graines de citoyenneté » au centre-ville, mais fait toujours la sourde oreille à la grogne populaire quant à la vente de l’Ancienne Ecole et du jardin partagé de la MJC du faubourg des 3 maisons.

La distribution de flyers, elle, est plutôt réussie. Les gens, grâce, il faut bien le reconnaître, aux médias de masse comme l’Est Républicain ou France3, commencent à bien connaître cette lutte. Ils s’indignent souvent et ne comprennent pas le pourquoi de cette vente.

Nous avions décidé d’interpeller poliment le Maire sur ces incohérences, mais de montrer notre indiscutable présence, lui dire que nous sommes là, toujours là.

Le voir triturer le tract de Nos3Maisons juste avant son intervention, le voir oublier son sourire quelques minutes, ce sont quelques victoires éphémères qui nous font dire qu’on commence à avoir du poids et qu’il va bien finir par écouter à la fin.

Mais on a décidé d’être poli, de ne pas l’interrompre avant la fin de son intervention, de respecter la remise du prix Lemoine, un prix d’innovation en horticulture… on s’y tient.

Bon… la pivoine qui gagne s’appelle « Ville de Nancy »! Mais on ne dit rien.

Puis le maire, à la fin de son laïus, les yeux plantés vers nous, commence à parler des jardins partagés, initiative que la mairie va aider, promulguer et soutenir « comme au faubourg des 3 Maisons » !!!

Alors là, on peut dire qu’on assiste en temps réel soit à une récupération éhontée, soit à un mensonge en bonne et due forme. Il n’a jamais eu l’intention de parler des jardins partagés avant de remarquer la présence du collectif. Nous couper la chique, c’est son but, et le collectif ne pourra que hurler sans se faire entendre. Le maire propose alors à un membre du collectif de venir participer au moment de jardinage municipal organisé pour la photo de groupe tout en éloignant le micro de la bouche de celui qui veut crier au mensonge, à la récupération. Le micro coupé, le maire lui dit « Prends une pelle, t’en as besoin, ça va te calmer »…

Et que dire de P. Baudot, qui s’étouffe dès qu’il nous voit et crache des « interdictions de flyer dans les manifestations publiques » ?

Que retenir ? Qu’il n’y aura plus d’interpellation du collectif sans un mégaphone car nous avons des choses à dire. Que ce sont des manipulateurs de masse qui tiennent plus que tout à leur image, à leurs profits et qu’ils ont le mensonge comme moyen.
Qu’on ne cessera pas d’intervenir. Que même si cette fois on s’est fait berner, on les as vu blêmir.
Qu’on les a obligé à réagir, à sortir de leurs zone de confort et à ne pas être corrects

et nous, on apprend vite.

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